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Bart Lapers souhaite visiter 193 pays.

La Corée du Nord, en fait, c’est Disneyland

On les appelle les philatélistes. Des gens qui ont à peine une feuille vierge dans leur passeport. Leur but dans la vie ? Visiter les 193 pays répertoriés que compte notre planète. C'est un exploit, c'est sûr, surtout quand on sait que la Syrie, le Turkménistan et l'Irak figurent également sur cette liste. Bart Lapers, célèbre blogueur et passionné de voyages, vient de franchir le cap des 100 pays. Une excellente raison de nous entretenir avec lui. « Pour moi, la Corée du Nord ressemblait fort à Disneyland. Les bus chinois font des allers-retours incessants et tout ce qui compte, c'est de vous faire sortir le plus d'argent possible de vos poches. J'ai trouvé le Turkménistan beaucoup plus fascinant. Ce doit être le pays le plus bizarre et le plus aventureux qui figure sur ma liste. Le président est passionné de chevaux et de chiens, comme vous pouvez le constater dans les rues car vous y voyez partout des affiches et des peintures gigantesques le représentant avec ses animaux. La propagande autour de sa personne est également hallucinante. Si l'on en croit les livres, cet homme est capable de tout. Il est à la fois chirurgien, artiste, DJ et pilote. Les statues dorées sont omniprésentes et des hommes habillés de costumes noirs et équipés d'oreillettes vous suivent en permanence. Au fait, saviez-vous que le dirigeant actuel n'est en réalité que le dentiste du président précédent ? Après sa mort, il a simplement repris le flambeau. »
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Le défi des 193 pays

« Le voyage est inscrit dans mes gènes. Dès l’âge de dix ans, je suis parti sans mes parents. Des voyages classiques, avec les mutuelles, mais sans jamais connaître qui que ce soit parmi les participants. L’inconnu m’a toujours attiré, j’ai donc continué à voyager. Cela coûte cher malheureusement, raison pour laquelle je suis devenu spécialiste du travel hacking. En jouant intelligemment sur les programmes de fidélité, il y a moyen de prendre l’avion et de loger dans des lieux luxueux pour très peu d’argent. Aussi décadent que cela puisse paraître, tout ce luxe et ces vols finissent par être lassants après tant d’années. J’ai donc décidé de pimenter mes voyages avec le défi des 193 pays. »
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« D’ici 2025, je veux les avoir tous cochés. J’en suis actuellement déjà à plus de 100 pays mais cela aurait été plus facile si j’avais voyagé durant deux ou trois ans d’affilée. Pour l’instant, je combine cette aventure avec un travail à temps plein, ce qui me ralentit quelque peu. Par ailleurs, il ne faut pas sous-estimer les préparatifs. En planifiant intelligemment ses voyages, il est possible de visiter plusieurs pays en même temps, surtout s’ils sont en Europe. En revanche, les pays plus compliqués nécessitent davantage de temps. Écumer les ambassades, négocier, acheter un visa, bien s’assurer, ce n’est toujours aussi évident qu’on le croit. Prenez le Yémen par exemple : je ne pouvais y passer qu’une seule journée et il me fallait quelqu’un qui connaisse très bien les personnes chargées du contrôle aux frontières. Il est venu me chercher à Oman, nous avons traversé la frontière ensemble, puis il m’a ramené le soir. Cela n’aurait jamais été possible par la voie officielle. N’oublions pas non plus que si certains tampons figurent sur votre passeport, des pays vous interdiront l’entrée sur leur territoire. Israël et les États-Unis se montrent très stricts à cet égard. »
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Les pays compliqués

« Les pays plus compliqués comme la Syrie, la Somalie et la Lybie exigent une excellente préparation. Quand les gens regardent des photos en ligne depuis chez eux, tout semble facile, mais si vous partez sans une préparation minutieuse, vous risquez de ne visiter que des futilités. C’est pourquoi je collabore souvent avec des gens ‘combinards’, des locaux qui connaissent parfaitement la région et qui, surtout, peuvent faire appel aux bonnes personnes. En discutant avec des locaux mais aussi avec des gens qui y sont déjà allés, on apprend à mieux évaluer les risques. Par ailleurs, il y a aussi de plus en plus d’agences de voyage qui se spécialisent dans les pays difficiles d’accès. Un business en pleine expansion, en fait. Ceci dit, ces pays très militarisés sont souvent les plus sûrs. La criminalité y est rare car elle est très sévèrement punie. Vous courez parfois plus de risques dans des pays où vous ne vous y attendez pas. Le parc des Virunga au Congo par exemple, où l’on est confronté aux groupes rebelles, aux braconniers et au virus Ébola. Ne sous-estimons pas non plus les situations ‘banales’, comme le trafic. »
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« J’ai très peur d’être kidnappé »

« La Somalie et la Lybie sont pour l’instant les pays les plus difficiles à cocher sur ma liste. Je suis déjà passé par l’aéroport de Tripoli, mais je ne considère pas que cela suffise pour cocher la Libye. J’essaie toujours de passer au moins une nuit sur place. En Somalie, il est impossible de voyager sans s’entourer d’une sécurité privée lourdement armée. Sans quoi vous courez un énorme risque d’être kidnappé ou de tout simplement disparaître. C’est ma plus grande crainte, parce que ce genre de situation implique fortement votre entourage. Non seulement pour les questions pratiques concernant la rançon, mais surtout à cause de l’incertitude quant à savoir où et dans quel état vous vous êtes. »
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« Mais malgré les risques, je recommande toutefois de se rendre dans des pays moins évidents à visiter. Ce n’est qu’en allant sur place que vous les connaîtrez réellement. Comment pensent leurs habitants, comment ils vivent, comment ils considèrent notre société. C’est très enrichissant et cela vous apprend à nuancer votre opinion. Voir les choses en noir et blanc, c’est facile, mais la plupart du temps, on est plutôt dans une zone de gris. Prenez les réfugiés syriens : une fois sur place, vous comprenez pourquoi certaines personnes sont prêtes à tout laisser derrière elles. Vous constatez aussi que ce ne sont pas toujours les plus démunis qui partent. Pour trouver des solutions, il faut d’abord affronter les problèmes. Rester chez soi n’est donc pas une option. Du reste, se rendre dans un pays ne signifie pas pour autant que l’on soit d’accord avec le régime. Cela ne fait qu’enrichir votre point de vue. Je pense que c’est là que réside la puissance du voyage. »
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Le Land Rover de Bart

« Au début, je collaborais avec Jaguar, mais le mélange d’aventure et de luxe de Land Rover me plaît énormément. Le Defender original par exemple, c’est de l’aventure pur jus. Il permet d’oser se lancer sur des routes plus difficiles. Mais si je devais désigner mon préféré, ce serait le Range Rover Velar. Un design splendide et épuré, très robuste surtout, et beaucoup de puissance sous le capot. L'intérieur de la voiture présente une finition élégante, vous n'avez donc pas à faire de compromis sur le luxe. C’est également le type de voiture qui plaît à mes lecteurs. »