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DEFENDER OF THE GOOD TIMES

Depuis les fronts de guerre et les rivières de la jungle jusqu'aux habitats de luxe pour animaux, on rencontre des Defender dans une grande diversité d'endroits. À la fois cheval de trait et pur-sang, ce véhicule est un cube sur roues qui transcende les frontières et les esprits.
Croisez la route d'un compagnon d'infortune et vous décrocherez un sourire et un besoin de Defender à combler. Comme s'il s'agissait d'un signe de ralliement secret. D'où vient cet attrait pour ce véhicule tout-terrain bondissant ? Pourquoi mon cœur de garçon manqué bat-il plus fort ici, au milieu de ce climat sensible, depuis déjà 20 ans ? Je voyage dans le temps jusqu'à Solihull, berceau du 4x4 le plus emblématique au monde. Excursion sur le terrain dans la terre natale du "Boxy Boy", dans un Defender 90 Adventure. Je cherche des réponses et des traces de pneus. Rassemblement d'histoires sur la plage où Maurice Wilks l'a dessiné pour la première fois. Attache ta ceinture, "Boxy". On est parti !
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Into the Docklands

Embarquement à bord du ferry pour une lente traversée d'un peu plus de cinq heures de Zeebrugge à Hull. Il n'y a qu'une liaison par jour. C'est celui-là ou rien. Nous voyageons dans une modeste cabine avec deux livres et un simple hublot.

Le contraste avec la journée de travail de la veille ne peut pas être plus grand. Sur le bateau, l'horloge recule automatiquement d'une heure et l'équipage semble adopter le rythme plus lent du bateau. Nous aussi. Comme si nous étions des vases communicants.
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En entrant dans la zone de chargement, le monde extérieur s'arrête. C'est comme une salle d'attente, un espace de transit pour les voyageurs, la rouille, les camionneurs couverts de poussière et pour prendre un temps de repos.

Le Pride of Bruges est un vieux loup de mer. Ce navire a été mis à l'eau pour la première fois en mars 1986. On a le même âge ! On me dit qu'il n'y a pas de coïncidence et que l'année prochaine, le navire fera l'objet d'un lifting. Mais, je ne le prends pas personnellement.

Trois couleurs de moquette nous guident à travers autant de ponts. Chaque niveau est un petit monde en soi. Avec sa brasserie, son coin café, sa discothèque pour enfants et son casino. Au salon, un pianiste fait le fond sonore d'un jeu de bingo tandis que dans la boutique hors taxes, les gens font de "bonnes affaires" sur ce qui leur coûtera finalement plus cher. Sur le pont extérieur, quelques-uns cherchent à prendre l'air au milieu des fumeurs. "Si les extraterrestres débarquaient maintenant...", mon compagnon de voyage n'a pas besoin de finir sa phrase. Un sourire complice suffit.
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La nuit, la mer du Nord berce notre sommeil. Nous naviguons déjà depuis 14 heures et sommes à une centaine de milles au nord. L'Angleterre et le port de Hull sont en vue. Nous nous habituons rapidement au pays qui roule à gauche. Nous sortons du bateau par la gauche pour montrer combien nous sommes éveillés, bien que notre destination du jour peut encore prendre n'importe quelle direction. La brise de mer a ranimé l'explorateur qui est en nous. Parfait !
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L'amour ne rouille pas

En route pour une nouvelle aventure ! Nous grimpons dans notre Defender 90 Adventure. C'est le mot, car certaines personnes utilisent vraiment une corde pour grimper dans les sièges. Le tableau de bord se résume à 2 aiguilles analogiques et quelques interrupteurs classiques noirs. Ni sièges chauffants ni climatisation. Selon la météo, les portes qui ne se referment pas deux fois de la même manière sont celles d'un four ou d'un frigo. Et pour la musique, il suffit de fredonner au son du vent ou de la boîte de transfert. Chaque Defender a sa propre clé, son propriétaire et son histoire. Nous les écoutons claquer, rugir, ronronner, respirer. Nous apprenons à connaître leurs forces, leurs angles et leurs vibrations. Nous les caressons et les soignons comme des chevaux après une longue chevauchée. Et leur donnons des noms d'animaux. C'est ça, une histoire d'amour !

Une fidélité à toute épreuve, voilà de quoi on parle. Le Defender est la voiture qui transporte aussi bien des fermiers et des mineurs que Ralph Lauren ou la Reine. Le véhicule qui, avec le même dévouement, emmène une équipe en éclaireur et sécurise un champ de mines pour le passage de la Reine a traversé les décennies presque inchangé.
De par sa simplicité intemporelle, cette voiture anguleuse est passée au travers des modes et tendances. Véritable ode à la nostalgie du progrès, elle se fond naturellement dans n'importe quel paysage et contraste avec tant d'autres voitures dont les lignes aérodynamiques les font se ressembler de plus en plus au fil des ans.

Sur les chemins du désir

Monter dans un Defender, c'est entrer dans le monde du classique et de la simplicité. Un monde d'aventuriers, d'explorateurs, de faiseurs et de rêveurs. Un monde dans lequel le tout dernier modèle, plus de 70 ans après, a encore les traits du tout premier dessin sur la plage.
Pour plus de la moitié de la population mondiale, cette icône est tout simplement la toute première voiture qu'ils ont vue. L'aventure est profondément inscrite dans son ADN. Elle est le fruit inimitable de sept décennies d'expéditions, d'aide humanitaire et de travail acharné. Elle nous a emmenés aux quatre coins du monde, pour le meilleur ou pour le pire. De la Seconde Guerre mondiale aux plages d'un blanc nacré.

Comme Shackleton, Scott, Cook et Livingstone, les vraies expéditions se font sans régulateur de vitesse.

Et sans se presser, hors du temps, comme sur le ferry. En pleine nature, à l'écart du monde extérieur. Libre comme jamais, débarrassé des options superflues. Le Land Rover vous transporte dans un monde parallèle au-delà des frontières de l'asphalte. Ici, chaque hameau voit passer des Defender chargés de matériel agricole ou de passage vers une aventure.

La route de Solihull

Après avoir traversé la campagne anglaise avec la lenteur qui convient, nous tournons sur Lode Lane à Solihull. Face à nous, la célèbre usine de Solihull Land Rover où fut construite le Land Rover série I, le premier. Un véhicule qui a vu et changé le monde. C'est l'endroit où cette voiture a été assemblée à la main. En 56 heures-homme, soit plus de 7000 pièces différentes.
Malgré les vacances de Pâques, le site de l'usine déborde d'activité. Les murs en briques du bâtiment d'origine de l'usine portent encore les anciennes marques de camouflage faites en 1939-1945 pour échapper aux raids aériens allemands.
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L'histoire commence lors des jours sombres de la Seconde Guerre mondiale à l'époque où Rover construit des moteurs d'avions. Maurice Wilks a dessiné une voiture dans le sable sur une plage à Anglesey. C'était il y a 70 ans ! La guerre finie, les frères Wilks cherchent de nouveaux projets civils pour assurer du travail à leur personnel. Leurs modèles de berlines d'avant-guerre n'intéressent plus personne, surtout à l'étranger.
Tandis que les Jeeps restées après la guerre rendent de fiers services et que les fournitures d'aluminium pour les avions sont au point mort. Le mariage idéal ! Le dessin de Wilks dans le sable sert d'inspiration pour le tout premier Land Rover. Il veut construire un véhicule à l'épreuve de n'importe quel terrain, condition météo ou défi.

Destination Memory Lane

Dave, notre guide, appartient à la troisième génération d'ouvriers qui ont donné leur âme à cette voiture et à l'usine. Aujourd'hui, 10 000 personnes y travaillent. Ici, on a les gènes Rover dans le sang. L'amour de la voiture fait partie de la fierté locale.
Dave nous emmène faire le tour de l'immense site dans un Defender adapté. L'usine vit et fonctionne comme un village. Avec ses propres pompiers et son propre service de sécurité, sa crèche, son club social et sportif et son musée. La Range Rover Story Exhibition retrace toute l'histoire du Land Rover et du Range Rover. Depuis la Seconde Guerre mondiale et le milieu des années 60 jusqu'à la dernière offensive de charme. Tant d'histoires trop belles pour ne pas y croire.
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Après 67 ans, les lumières du dernier Defender se sont éteintes. Jusqu'en 2016, les ouvriers ont utilisé des outils et techniques vieux de plusieurs décennies pour donner vie à cette icône du passé. Bientôt, avec le lancement de la nouvelle génération de Defender, une nouvelle lignée verra le jour. Notre guide Dave a les yeux brillants lorsqu'il se met à nous parler du 'projet Darwin', le nom de code interne de cette nouvelle lignée.
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Mode Aventure sur ON

L'après-midi, au centre d'essais Land Rover, nous effectuons un changement rapide. Pas seulement de véhicule, mais aussi de siège conducteur. Après une brève introduction et un briefing sur les risques dans la Adventure Zone, Paul monte côté passager. Cet ancien instructeur de sauvetage en Arctique connaît la voiture à fond. Il a travaillé, mangé, dormi et vécu pendant des années dans, sur et avec des Defender, à des températures atteignant les - 40 degrés Celsius. Aujourd'hui, il sera mon instructeur professionnel tout-terrain pendant une demi-journée. Leçon n° 1 : oubliez tout ce que vous savez. OK ! Et n'oublions pas que tout est inversé. Restons calmes !
Quelques minutes plus tard, nous bondissons, faisons rugir le moteur et éclaboussons tout sur la Jungle Track. La même piste que celle utilisée par les frères Wilks pour tester leurs premiers prototypes. Il y a 71 ans ! Katrien, ma compagne de voyage, resserre sa ceinture de sécurité. Nous croisons des poules d'eau, des blaireaux, des martins-pêcheurs, des renards et même un cerf. Ce qui donne encore plus de magie à cette jungle. On patauge dans l'eau, affronte la boue, on apprend à rouler dans dans les ornières profondes. C'est un vrai terrain de jeu pour adultes. Le Defender passe partout. Quelle expérience !
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Sur le Land Track, la leçon se déroule en montée, en descente, nous passons sur des empreintes d'éléphants, j'apprends à rouler sur des traverses et à descendre une volée d'escaliers à la Indiana Jones avant de m'en rendre compte. Franchir le pont de la Adventure Zone est une épreuve de confiance en soi. Je le fait deux fois, les mains moites, mais ça passe sans encombre. La voiture grince et rugit comme un animal. C'est normal paraît-il. Je préfère ça !
Pendant notre "tea-time" de repos, Dave se joint à notre table. En un rien de temps, la conversation tourne autour du Defender et des moteurs. Nous partageons des photos de garage et des récits de voyage. Nous aimons l'odeur de l'essence et la nature. C'est un équilibre fragile, mais on a prouvé aujourd'hui qu'on arrivait à le gérer. L'heure est au départ. Nous quittons à contrecœur, salués par toute l'équipe. Les moniteurs et les guides ont fait honneur au charme et à l'héritage de la marque. Le sourire sur mon visage sera plus difficile à faire disparaître que les traces de boue.
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Slowdonia

Le lendemain à l'aube, départ pour le parc national de Snowdonia. Avec plus de 2170 km2 de nature intacte, le parc est la plus grande zone préservée du Pays de Galles. Il reste encore ici quelques carrés de forêts vierges, alors qu'en en Écosse, elle a disparu à 99%.
On nous avertit que des vols de portières de Defender et de toutes les pièces qui peuvent être dévissées ont eu lieu à plusieurs reprises. Changement de plan, nous partons pour une randonnée en montagne de deux jours. Depuis l'arrêt de la production de l'ancien modèle, la voiture a encore gagné en popularité. Nous échangeons nos sacs de couchage et nos tentes contre des sacs de voyage et des pagaies et décidons de veiller à côté de la voiture le soir.
Le sentier Minffordd dans le parc national de Snowdonia réclame de bons mollets. Nous montons et descendons vers le lac de montagne sur environ neuf kilomètres. Il y a des marches en pierre, de la mousse et le passage du col ralentit notre rythme. Après une heure et demie à haleter et escalader pendant le week-end de Pâques le plus chaud jamais mesuré - d'où les versants roussis - Llyn Cau, un lac de montagne à huit degrés, apparaît enfin. Un week-end de Pâques "on the rocks". Normalement, la température maximale est de 15 degrés. Aujourd'hui, le thermomètre affiche 25. Je sors mon short enfoui au fond du sac "au cas où" et mon chapeau. Allez, on continue !
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Là où l'herbe est plus verte

Le soir, sur le conseil d'un habitant du coin, nous échouons dans un haut pâturage près de la côte, à un jet de pierre à peine. Nous faisons chauffer notre repas et nous prenons un peu de repos au son des vagues, le regard plongé dans la mer. Silence, feu, amitié, liberté. Que demander de plus ?

Les emplacements de Pâques sont pleins et le camping sauvage n'est pas envisageable. Nous optons pour passer notre dernière nuit à la belle étoile et passons à l'offensive de charme avec notre Defender et nos yeux de cocker. Avec tout le sens de l'accueil britannique, une gentille hôte nous offre une place à côté du muret en pierres qui borde son jardin. Be my guest !
Sur le chemin du retour vers le port, le col de Winnats et la Hope Valley sont les points d'orgue du Peak District. C'est sans doute le plus beau passage, mais aussi le plus fréquenté de ce parc national des Midlands. Ici, l'herbe est plus verte et les moutons plus nombreux. Pour un peu, on se croirait dans les Highlands d'Écosse, les Féroé ou dans le Shaun the Sheep Land. Nous gravons encore quelques images dans nos mémoires et reprenons le bateau sur lequel tout est rechargé. Prêts pour un lent retour.
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Voulez-vous aussi vivre l'expérience d'un voyage sur les chemins de la mémoire ?
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